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Nouvelles

Rendez-vous le lendemain soir à 18h30 devant la mairie d’Annemasse.

Venez nombreu.x.ses. Ramenez de quoi faire du bruit.

La ZAD, avec ses années de lutte est devenue un symbole de resistance possible aux projets inutiles. A Notre-Dame-des-Landes, l’aéroport est censé remplir les poches de Vinci, acteur de nombreux projets tout aussi dangereux, en France, en Suisse et dans le monde. La ZAD, elle est un espace où s’organisent de nouvelles manières de vivre, comme solution au désastre social, économique et écologique que nous proposent Etats et multinationales. Nous la défendrons coûte que coûte.

Ci-joint à l’appel une affiche à faire tourner.

La ZAD vivra !

affiche

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Cette balade à vélo dans les rues de Genève sera l’occasion de passer en revue quelques uns des nouveaux projets d’aménagement du « grand Genève ». En ligne de mire : le CEVA et la transformation des quartiers que la ligne ferroviaire traverse.

Le rendez-vous est donné à la gare des Eaux-vives à 17h30. Nous irons ensuite aux Acacias, puis aux Grottes et pour finir aux Pâquis où nous partagerons un repas sur le coup des 20h30. Venez à vélo, ou à roulettes, prenez vot’ k-way s’il pleut 🙂

CEVA pas la tête ou quoi ?

La politique d’urbanisation de l’agglomération genevoise est, comme malheureusement dans bien des endroits, orientée vers un modèle complétement débile de développement et de croissance.

Ce modèle, qui augmente les inégalités sociales et détruit peu à peu la planète a fait ses preuves en matière d’absurdité politique. Mais il semblerait que l’enjeu monétaire pour les grandes compagnies de construction, les agences immobilières et les banques soit suffisamment important pour qu’on ignore ce que l’on constate clairement depuis les années 1970.
Ayant fait l’objet de nombreuses critiques, l’argumentaire des urbanistes, aménagistes, architectes et planificateurs s’est discrètement renforcé. La mobilité douce, la création de lien social et les logiques « éco-responsables » fournissent désormais une justification sournoise à des projets dont la motivation principale demeure encore et toujours le fric.

Dans un contexte régulièrement rabâché de crises économiques, les domaines privés et publics unissent leurs forces afin de garantir, prioritairement, le bien-être de la population. Main dans la main, ils construisent pour nous :

– le CEVA pour nous permettre d’aller au travail,
– les nouveaux quartiers (qu’on appelle « éco-quartiers » en 2016) pour répondre à la pénurie de logement,
– la nouvelle ligne de tram qui nous amène de l’éco quartier au CEVA,
– le repavement des rues commerciales pour mettre en valeur la marchandise de luxe,
– la centralisation des loisirs et de la consommation (Balexert, la Praille, etc.),
– de nouvelles zones d’attractivité économique tel que le PAV (Praille Acacias Vernets)

Mais ce que l’on nous vend comme l’évolution naturelle de la ville (la croissance économique, le bétonage massif et toutes ces conneries) ne va pas de soi.

– Le CEVA et les nouveaux trams ne sont qu’un moyen d’augmenter les flux de travailleurs, il n’allégeront pas le trafic sur les routes ni ne nous rendront plus confortable le quotidien (voir l’article : http://renverse.co/Zad-partout-Vinci-aussi-621).
– L’implantation de nouvelles gares dans les quartiers traversés par le CEVA entraine de nombreux bouleversements sociaux, elle contribue à remplacer des petites zones artisanales, des parcs, des maisons par des surfaces commerciales alors que le prix des logements les plus proches ne cesse d’augmenter.
– Les « éco-quartiers » détruisent les dernières bonnes terres cultivables du canton. Ils ne permettront pas de résoudre la pénurie de logement car ils attirent également des centaines de nouveaux emplois dans les nombreux bureaux construits simultanément. Les milieux immobiliers ont d’ailleurs tout intérêt à maintenir cette situation de pénurie.

Main basse sur la ville

Nous devons comprendre que les politicards gèrent cette ville comme d’autres entrepreneurs gèrent leur business, ils restructurent la ville comme on restructure une industrie. On assiste alors à une privatisation de la ville. La seule contrainte imposée aux « élu.e.s » étant de garantir le fonctionnement économique de la ville tout en conservant la paix sociale.

Ce qui est inquiétant, c’est que cette « main basse sur la ville » n’est plus considérée comme une attaque violente par celles et ceux qui la subissent. Il faut dire que les moyens sont nombreux et variés pour empêcher l’émergence de luttes que la population pourrait légitimement mener.

Mais que les décideurs ne se réjouissent pas trop vite d’achever leur besogne. A tout moment, dans l’ombre d’une ruelle peut émerger une lutte terriblement poétique qui emportera avec elle les plus féroces défenseurs de l’ordre établi et du béton pourri ! et bim !

Bien que l’état d’urgence s’enlise d’un côté et que le MCG moisisse de l’autre, les frontières franco-suisse n’ont su stopper l’émergence d’un nouveau comité de soutien à la ZAD (Zone À Défendre) de Notre-dame-des-Landes.

A Genève, depuis février 2016, plusieurs personnes se réunissent afin de mettre en place une cellule active qui milite pour l’abandon du projet d’aéroport, pour l’avenir de la ZAD, contre les expulsions et contre tous les grands projets inutiles. Face aux menaces du gouvernement français, le mouvement anti-aéroport se renforce plus que jamais. La résistance à Notre-Dame-des-Landes est aujourd’hui devenue emblématique et elle marque un refus ferme contre la marchandisation continue du territoire et de nos vies. La détermination contagieuse qui anime le bocage est un encouragement à ne pas se résigner !

Si la pression sur l’ensemble de la zone est aujourd’hui plus forte que jamais, il n’est pas question pour les habitantes  de laisser la place aux tractopelles de Vinci. Les comités de soutien, eux, ne doivent ni céder, ni diminuer la pression sur les porteurs du projet ainsi que sur le gouvernement français qui n’a plus grand chose de socialiste.

Au contraire, c’est maintenant qu’il faut se mobiliser pour l’abandon du projet d’aéroport !